NOS SALLES – UN PEU D’HISTOIRE


Qui est Armand Massard ?
Armand Massard (né le 1er décembre 1894 au 158, boulevard du Montparnasse dans le XIVe arrondissement, et décédé le 9 avril 1971) était un escrimeur puis dirigeant sportif français.
Il fut le premier escrimeur nommé « Gloire du sport français » en 1992. Champion de France à l’épée en 1914, Armand Massard est gravement blessé lors de la Première Guerre mondiale. Il se remet de ses blessures et devient champion olympique à l’épée en 1920 aux Jeux d’Anvers et gagne également l’argent par équipe la même année, puis le bronze par équipe en 1928, aux Jeux d’Amsterdam. Sabreur occasionnel, il décroche une médaille d’argent par équipe en 1920.
Gagnant du Critérium des champions (Grande semaine de Paris), 1914. Vainqueur de nombreux matches et tournois (Paris et province). Équipier international.Champion du monde d’épée aux jeux Olympiques d’Anvers, 1920. Président et fondateur de la Fédération parisienne d’escrimeurs. Vice-président de l’École d’escrime pratique*.
Après sa carrière d’escrimeur, il devient dirigeant : président de la Fédération française d’escrime, président du Comité olympique français de 1933 à 1967 et vice-président du Comité international olympique. Palmarès : Gagnant du Championnat international, Grande semaine de Paris, 1910. Gagnant du Championnat international d’Uriage, 1910. Gagnant du Grand tournoi international mixte (professeurs et amateurs) de Nice, 1911.
* À l’École d’escrime pratique, Armand Massard a été l’élève des Maîtres Ambroise et Louis Baudry, les arrière-grand-père et grand-père de Jean-Louis Pigeon-Baudry, ancien président de l’association.
Qui est Michel Ney ?
Michel Ney, héros de la bataille de Borodino et de la traversée de la Bérézina, est le fils d’un tonnelier de Sarrelouis, une cité fondée par Louis XIV et fortifiée par Vauban.
Engagé volontaire dans les hussards en 1788, il gagne le surnom de « Brave des Braves » et devient général en 1796. Il s’illustre à Hohenlinden sous les ordres de Moreau avant de devenir maréchal en 1804. Il est fait duc d’Elchingen après la campagne d’Allemagne (1805) et prince de la Moskowa après celle de Russie (1812) où son courage et sa détermination ont fait merveille. Fort de ses états de service pendant la campagne de France, il s’enhardit à proposer l’abdication à Napoléon réfugié au château de Fontainebleau (18-20 avril 1814).
Après le débarquement de Golfe-Juan, il promet à Louis XVIII, qui l’avait nommé pair de France, de « ramener l’usurpateur dans une cage de fer ». Mais il se laisse emporter par l’émotion à Auxerre le 18 mars 1815, et tombe dans les bras de l’empereur. À ses excuses, Napoléon répond : « Vous n’avez pas besoin d’excuses. Votre excuse, comme la mienne, est dans les événements, qui ont été plus forts que les hommes. »
Proscrit lors du retour de Louis XVIII, il tente de se cacher, mais il est découvert près d’Aurillac, au grand embarras du roi qui voudrait lui épargner un jugement. Il est traduit devant une cour martiale, mais demande à être jugé par les Pairs.
À Waterloo, il fait de son mieux pour sauver la journée. Voyant que la bataille est perdue, il se jette dans la mêlée. Cinq chevaux sont tués sous lui mais, malgré cela, il ne parvient pas à trouver la mort.
Il comparaît alors devant la Chambre des Pairs qui le condamne à mort pour trahison. Devant le peloton d’exécution, près de l’Observatoire de Paris, le 7 décembre 1815, il a même le cran de commander : « Soldats, droit au cœur ! » Une statue a été élevée par Rude sur le lieu de son exécution.